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Elargissement du SIVOM : la réponse



On s'en serait douté, le coup de colère d'Olivier Henno, maire MoDem de Saint-André, n'a pas du tout été du goût de Marc-Philippe Daubresse. Le maire de Lambersart, président du syndicat intercommunal Alliance Nord-ouest, réfute les accusation de son voisin : non, il ne veut pas transformer le Sivom en « camp retranché du sarkozysme ».


« Sa demande est une pure démarche politicienne, pour alimenter sa campagne, au moment où le MoDem est en chute libre dans les sondages. » À Olivier Henno qui l'accuse de vouloir politiser le Sivom (syndicat intercommunal à vocation multiple), Marc-Philippe Daubresse répond qu'il veut politiser le débat. Pour mémoire, le maire MoDem de Saint-André s'en est pris à son voisin UMP de Lambersart après l'annonce de l'élargissement du Sivom Alliance Nord-Ouest aux communes de Marcq-en-Baroeul, La Madeleine et Bondues (notre édition de lundi).

Marc-Philippe Daubresse ne veut rien laisser passer. Sur la forme, tout d'abord, où il n'accepte pas « que l'on colle une étiquette "sarkozyste" à telle ou telle commune ». « Pas plus que je ne colle d'étiquette "bayrouiste" à Saint-André (d'ailleurs, aux européennes à Saint-André, l'UMP a fait plus que la liste MoDem où figurait pourtant M. Henno en bonne position) », glisse, au passage, le député-maire de Lambersart.

Pas une surprise
Après les amabilités d'usage, il s'attaque au fond, en rappelant que l'auteur des statuts du Sivom, c'est lui. « Le projet du Sivom a été défini le 14 février 2009 au cours des assises du Sivom, où l'on a discuté de son élargissement et a permis d'élaborer une stratégie que j'ai exposée au cours de la cérémonie de voeux. » Bref, Olivier Henno n'a pas été pris en traître, l'élargissement n'est pas une nouveauté. « Il suffit de lire les compte-rendus de bureau pour s'en convaincre, on y verra aussi que le cas de Bondues avait été évoqué depuis bien longtemps. » Et ça, le maire de Saint-André ne pouvait l'ignorer, puisqu'il est invité à signer ces compte-rendus en sa qualité de vice-président.

Par ailleurs, Marc-Philippe Daubresse souligne que les relations entre le Sivom et les trois communes citées sont anciennes, sur l'emploi pour Marcq et La Madeleine, sur le câble pour Bondues et La Madeleine... « Cet élargissement n'a rien à voir avec la création d'une association de communes en réaction à un manque de dialogue entre Mme Aubry et les membres de son opposition », promet le leader de l'opposition au niveau communautaire.

Enfin, sur la méthode, il jure la main sur le coeur qu'il n'a « à ce jour adressé aucune proposition écrite chiffrée aux communes de La Madeleine, Marcq et Bondues ». « Il va de soi que ces propositions seront préalablement soumises au vote du bureau du Sivom. »

Sang-froid
Marc-Philippe Daubresse précise que toutes les règles seront respectées : vote du Sivom à la majorité simple, saisine des conseils municipaux concernés, vérification de la majorité requise et saisine des conseils municipaux des communes qui souhaitent adhérer. « Ces saisines se feront après les élections régionales pour laisser à M. Henno le temps de recouvrer son sang-froid », lâche-t-il.

Quant au poids démographique des trois arrivants, il n'aura d'importance que s'ils prennent toutes les compétences du Sivom. S'ils les choisissent à la carte, leur nombre de siège au sein d'Alliance Nord Ouest « sera pondéré par le poids que représente la dépense de la compétence concernée ». Cela pourrait d'ailleurs faire l'objet d'un sympathique devoir de maths pour le brevet des collèges !
 
Article Nord Eclair du 10/02/2010



L'UMP contre une loi anti burqa : Interview de
Marc-Philippe Daubresse et Nathalie Kosciusko-Morizet






L’UMP refuse une loi anti-burqa ?

NKM : L’UMP se prononce contre le voile intégral. Nous sommes favorables au vote d’une résolution par le Parlement, issue du travail de la mission conduite par André Gérin, qui posera le principe de l’incompatibilité du voile intégral et de la République. Nous souhaitons que ce texte soit adopté à l’unanimité par tous les parlementaires. Il est important que la République dans son ensemble dise « non » au voile intégral dont le port constitue un acte de défiance et même de sécession par rapport à la communauté nationale.


Les pétitions de principe sont belles mais peut-être inefficaces ?

MPD : Ce qui est efficace, c’est que la République dise « non » ! Il y a ensuite un arsenal réglementaire à mettre en place sans attendre le vote d’une loi pour que la burqa ou le niqab soient interdits de la vie quotidienne au nom de la nécessaire identification des personnes : au guichet des services publics, à l’hôpital, à l’école. Il convient sans doute de recourir à la loi dans certains secteurs spécifiques, les universités, les transports…ou encore d’inscrire l’incompatibilité du port de ce type de voile avec l’acquisition de la nationalité française ou l’attribution d’un titre de séjour longue durée.


Copé a déjà un texte complet fixant même le montant des amendes…

MPD : Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation : le mouvement populaire perçoit l’intérêt d’une interdiction sur l’ensemble de la voie publique, mais il y a un risque de censure d’une telle mesure sur le plan juridique. Ce serait une victoire symbolique majeure pour les tenants de l’intégrisme radical. C’est à dire, exactement le contraire de notre objectif commun. 


 
Propos recueillis par Marie-Christine TABET
Interview de Marc-Philippe Daubresse et Nathalie Kosciusko-Morizet pour le Journal du Dimanche (10 janvier 2010)
 


 

Burqa :

l'UMP préfère une résolution à la proposition de loi avancée par Copé

Marc-Philippe Daubresse nous dévoile la position officielle de l'UMP sur la burqa. Le texte qu'il a rédigé avec Nathalie Kosciusko-Morizet sera remis à la mission d'information parlementaire.

La question de la burqa dépasse très largement les clivages traditionnels. Chacun donne son avis : groupes parlementaires, partis, Députés à titre personnel, mission d'information... Pour ou contre une interdiction ? Par quels moyens ? L'UMP et le PS ne trouvent pas d'unanimité dans leurs rangs. Jean-François Copé, le président du Groupe majoritaire à l'Assemblée nationale, doit déposer une proposition de loi en début de semaine. Mais le parti présidentiel diverge sur la stratégie.

Marc-Philippe Daubresse et Nathalie Kosciusko-Morizet rendront à la mission d'information les solutions préconisées par l'UMP. Le Député du Nord a révélé son souhait d'un dispositif en plusieurs étapes. Une résolution, votée par l'Assemblée, permettrait d'abord de « dire clairement non à la pratique du voile intégral et de manifester l'unanimité républicaine », explique le Secrétaire Général Adjoint de l'UMP.

Ensuite, il entend passer par la voie réglementaire plutôt que législative. Et interdire le voile intégral dans tous les lieux possibles, comme les guichets de services publics, les hôpitaux ou à la remise des enfants à la sortie de l'école. « C'est facile, rapide et applicable sans difficulté », juge Marc-Philippe Daubresse. La loi n'interviendrait que dans un dernier temps, après l'assurance que le texte ne soit pas susceptible d'invalidation de la part de Conseil constitutionnel ou de la Cour européenne des droits de l'homme.
Cependant Jean-François Copé devrait maintenir sa proposition de loi. « Pour marquer le territoire sur le phénomène du voile », explique Françoise Hostalier, Députée UMP du Nord. Le Groupe parlementaire prendrait l'initiative avant que ne soient connues les conclusions de la mission d'information. Le texte interdirait de se masquer entièrement le visage, sans référence à la burqa. La loi, d'ordre général, serait accompagnée d'une résolution visant plus particulièrement la burqa et le niqab, « Pour bien cadrer les valeurs républicaines », annonce la Parlementaire.

Prudence du Président :

Les opposants à une loi comptent à leurs côtés Éric Besson, Ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, et Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l'UMP. Nicolas Sarkozy reste lui très prudent. Françoise Hostalier réfute toutefois tout isolement de M. Copé et estime que la proposition de loi peut rassembler. Marc-Philippe Daubresse encourage aussi le lancement de ces deux initiatives de conserve.

Dans l'opposition, la question divise tout autant. Officiellement, le Parti Socialiste est contre. « Qu'on ne fasse pas une loi dont on ne voit pas très bien comment elle serait appliquée », a exhorté Benoît Hamon. Mais Aurélie Filippetti et Manuel Valls ont dénoncé cette position, se prononçant en faveur d'une interdiction. Le Nordiste Christian Bataille, membre de la mission d'information, appelle à un plus large débat sur la laïcité : « La burqa n'est pas un détail, mais elle n'est pas assez importante pour faire l'objet d'un texte de loi."
La mission d'information doit rendre ses conclusions dans quelques semaines. Mais le débat porte déjà sur la suite.
 
Article VDN du 10 janvier 2010

 

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